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« Être invité à écrire une préface à une réunion de doctorants ou jeunes docteurs alors que l’on était dans pareille situation il y a plus d’un demi siècle paraît un peu surprenant. Finalement, j’ai accepté ce défi, considérant qu’ayant connu cette longue période, on peut analyser l’évolution et essayer de deviner comment les choses peuvent encore changer pendant les quelques années qui viennent.

 

Il y a cinquante ans, dans quelque université qui soit dans le monde, il y avait moins de personnes faisant de la recherche et celle-ci progressait moins vite que maintenant, en particulier parce que l’instrumentation était moins sophistiquée. Les premiers rares spectromètres RMN travaillaient à 40 MHz et vous pouvez imaginer combien leur résolution était faible. L’Université de Nancy pouvait s’enorgueillir de posséder un calculateur électronique, un énorme IBM 650 qui nécessitait une pièce climatisée, programmé avec des cartes perforées pour une mémoire de 2 Ko ! La conséquence de cet état de choses était que, bien que chacun était très occupé, il nous restait du temps pour penser et suivre ce qui se faisait dans d’autres domaines de la science. Par exemple, la section locale de la Société Chimique de France organisait chaque mois une séance à laquelle la plupart des chimistes assistait.

 

De nos jours vous êtes dans une  situation très différente et les sujets sont beaucoup plus spécialisés. Cette situation est très générale. Après avoir visité de nombreuses institutions de recherche, j’ai la satisfaction de voir que la recherche à l’Université de Lorraine peut être comparée avantageusement à ce qui existe dans les meilleures universités dans le monde, et les docteurs lorrains sont tout à fait compétitifs avec leurs contemporains, quelle que soit leur origine. Le présent recueil de résumés est une parfaite illustration de cette situation. Ceci est à porter principalement au crédit de vos mérites propres et un vieux collègue se sent autorisé à vous en féliciter chaleureusement.

 

A la fin de ces années doctorales, après avoir produit une œuvre personnelle originale, vous allez probablement aborder de nouveaux problèmes et élargir vos vues sur la science, la matière ou la vie et le monde en général. Ce n’est pas une perte de temps et cela vous aidera à faire les choix les plus judicieux pour votre avenir personnel.

 

Avec mes vœux les plus chaleureux ! »

 

Jean-Louis Rivail, professeur émérite, Institut Jean Barriol.

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